Skip to content
Se connecterCommencer gratuitement
Photo : Rodeo Project Management Software / Unsplash · Pays-Bas

Veille des marchés · 23

La tech européenne n’a presque plus d’avance en emplois vacants

En 2019, le taux d’emplois vacants de la tech dépassait de 1,3 point celui de l’économie ; au deuxième trimestre 2026, de 0,2.

Pendant dix ans, un poste dans une entreprise de la tech européenne avait plus de chances d’être ouvert, en attente de quelqu’un, que le poste moyen de l’économie. Le dernier relevé d’Eurostat dit que cet avantage a presque disparu : 2,2 % des postes de la tech vacants, contre 2,0 % dans l’ensemble de l’économie. Voici de combien il a reculé, où la tech mène encore et où elle est désormais derrière, et ce que cela change si vous recrutez pour une entreprise de la tech ou voulez y travailler.

2,2 %des postes des entreprises de la tech de l’UE étaient vacants au deuxième trimestre 2026, contre 3,6 % en 2019
2,0 %est le même taux dans l’industrie, la construction et les services, contre 2,3 % en 2019
0,2point les sépare, l’écart le plus étroit en 58 trimestres, à égalité avec le troisième trimestre 2025

L’avance de la tech sur l’économie de l’UE est tombée à 0,2 point

20120,6
20130,8
20141,0
20150,8
20160,9
20171,1
20181,2
20191,3
20200,6
20211,0
20221,4
20230,6
20240,5
20250,3
20260,2
Taux d’emplois vacants de la tech moins le taux de l’industrie, de la construction et des services, en points de pourcentage, Union européenne, deuxième trimestre de chaque année, données non corrigées des variations saisonnières. Eurostat jvs_q_r21, lu le 26 septembre 2026.

Une avance tenue pendant une décennie

Au deuxième trimestre 2026, 2,2 % des postes des entreprises de la tech de l’Union européenne étaient vacants, contre 2,0 % dans l’industrie, la construction et les services. La série d’Eurostat pour ce secteur commence en 2012, et dans chacun des 44 trimestres entre cette date et fin 2022, le taux de la tech s’est tenu entre 0,6 et 1,5 point au-dessus de celui de l’économie.

Les deux taux ont grimpé jusqu’en 2022 et ont tous deux baissé depuis, mais pas de la même distance. Depuis le deuxième trimestre 2019, le taux de la tech a reculé de 1,4 point par rapport à ses 3,6 %, et celui de l’économie de 0,3, par rapport à ses 2,3 %. L’écart de 0,2 point est le plus étroit des 58 trimestres publiés par Eurostat, à égalité avec le troisième trimestre 2025.

L’activité que la nouvelle classification sépare de la tech, l’édition, la radiodiffusion et la production de contenus, a reculé davantage : de 2,9 % au deuxième trimestre 2019 à 1,3 %, à égalité avec son plus bas niveau, fin 2013.

Pays par pays

Vingt-cinq États membres déclarent les deux années, et la série de la Tchéquie connaît une rupture en 2025, ce qui en laisse 24 à comparer, chacun au sein de sa propre enquête. Dans 17 des 24, le taux d’emplois vacants de la tech est inférieur à celui de 2019, et dans 19 son avance sur l’économie nationale s’est réduite.

L’Allemagne publie ses décomptes en plus de ses taux. Ses entreprises de la tech cherchaient à pourvoir 33 049 postes au deuxième trimestre 2026, contre 54 126 en 2019 : un taux de 2,7 %, en recul par rapport à 4,7 %, face à 2,4 % dans l’ensemble de l’économie allemande. En France, la tech est passée de 3,7 % à 2,4 % tandis que l’économie montait au même niveau de 2,4 %. En Espagne, en Italie, en Hongrie et en Lituanie, la tech, qui devançait l’économie, est désormais derrière elle : en Espagne 0,7 % contre 0,9 %, en Italie 1,3 % contre 1,5 %.

La tech reste devant dans 12 des 25. Parmi les États membres qui déclarent ce trimestre, la Belgique et les Pays-Bas affichent les taux de la tech les plus élevés, 5,2 % et 5,1 %, et les Pays-Bas le taux le plus élevé pour une économie entière, 4,1 %. Les entreprises suédoises de la tech ont 3,8 % de leurs postes ouverts contre 2,2 % au niveau national, les finlandaises 2,1 % contre 1,1 %.

Provenance : Source
Taux d’emplois vacants au deuxième trimestre, données non corrigées des variations saisonnières : entreprises de la tech (section K de la NACE Rev. 2.1) et industrie, construction et services (sections B à T). La dernière colonne est la tech moins l’économie en 2026, en points ; un chiffre négatif signifie que la tech est derrière. Classement selon le taux de la tech en 2026. La série de la Tchéquie connaît une rupture en 2025, ses chiffres de 2019 ne sont donc pas affichés ; le Danemark et le Portugal ne déclarent pas les deux années.
État membreTech, 2019Tech, 2026Économie, 2019Économie, 2026Avance de la tech, 2026, points
Union européenne3,6 %2,2 %2,3 %2,0 %+0,2
Belgique7,4 %5,2 %3,4 %3,3 %+1,9
Pays-Bas6,1 %5,1 %3,3 %4,1 %+1,0
Suède5,3 %3,8 %2,7 %2,2 %+1,6
Autriche6,6 %3,2 %3,4 %2,9 %+0,3
Malte1,5 %3,2 %2,7 %3,1 %+0,1
Allemagne4,7 %2,7 %3,3 %2,4 %+0,3
Slovénie1,9 %2,5 %2,3 %2,5 %0,0
France3,7 %2,4 %2,1 %2,4 %0,0
Lituanie1,9 %2,2 %1,4 %2,3 %-0,1
Estonie3,0 %2,1 %1,9 %1,4 %+0,7
Finlande4,3 %2,1 %2,1 %1,1 %+1,0
Chypre1,3 %2,0 %1,7 %2,6 %-0,6
Irlande2,0 %2,0 %1,1 %1,3 %+0,7
Hongrie3,4 %1,8 %2,6 %2,1 %-0,3
Lettonie2,2 %1,6 %3,2 %2,2 %-0,6
Luxembourg3,2 %1,5 %1,7 %1,4 %+0,1
Pologne2,7 %1,4 %1,1 %0,8 %+0,6
Italie2,2 %1,3 %1,4 %1,5 %-0,2
Grèce0,2 %1,0 %0,7 %1,8 %-0,8
TchéquieAucune donnée0,9 %Aucune donnée1,9 %-1,0
Roumanie1,5 %0,8 %1,1 %0,5 %+0,3
Espagne1,6 %0,7 %0,7 %0,9 %-0,2
Slovaquie0,7 %0,5 %1,1 %0,9 %-0,4
Bulgarie0,3 %0,4 %0,9 %0,8 %-0,4
Croatie0,6 %0,2 %1,5 %1,3 %-1,1

Ce que compte un taux d’emplois vacants

Il compte des postes ouverts, pas des annonces. Un emploi vacant est un poste rémunéré que l’employeur cherche activement à pourvoir avec une personne extérieure à l’entreprise, compté à une date de référence chaque trimestre, en part de l’ensemble des postes, occupés et ouverts. Une annonce peut couvrir plusieurs postes, et un poste peut être annoncé sur de nombreux sites.

Il compte selon le secteur de l’employeur, pas selon le métier. Un développeur recruté par une banque est un emploi vacant de la finance, et un commercial recruté par un éditeur de logiciels est un emploi vacant de la tech. Cette édition porte sur les entreprises de la tech, pas sur les métiers techniques dans l’ensemble de l’économie.

Et il compte un stock, pas un flux. Un taux peut baisser parce que moins de postes s’ouvrent ou parce que ceux qui s’ouvrent sont pourvus plus vite, et les statistiques d’emplois vacants ne disent pas lequel des deux. Le taux n’est un décompte ni des embauches, ni des licenciements, ni des candidats.

Provenance : SourceCe que cela compte
  1. Un EMPLOI VACANT est un poste ouvert, pas une annonce, une embauche ou un candidat : un poste rémunéré, nouvellement créé, inoccupé ou sur le point de se libérer, que l’employeur cherche activement à pourvoir avec une personne extérieure à l’entreprise. Le TAUX rapporte les postes ouverts à l’ensemble des postes, occupés et ouverts, à une date de référence chaque trimestre. Une annonce peut couvrir plusieurs postes, et un poste peut être annoncé sur de nombreux sites.
  2. La TECH est un secteur, pas un métier. Eurostat classe un poste selon l’activité de l’employeur, dans la section K de la NACE Rev. 2.1 : télécommunications, programmation informatique, conseil, infrastructure informatique et autres services d’information. Un développeur recruté par une banque est un emploi vacant de la finance ; un commercial recruté par un éditeur de logiciels est un emploi vacant de la tech. L’édition, la radiodiffusion et la production de contenus relèvent de la section J.
  3. Chaque comparaison porte sur la MÊME SAISON. La série de l’UE pour ce secteur est publiée sans correction des variations saisonnières, donc chaque année est lue à son deuxième trimestre, d’avril à juin, et jamais un trimestre contre un autre. Les taux sont publiés avec une décimale, et chaque écart ici est la différence entre deux chiffres publiés.

Donc les 2,2 % contre 2,0 % de l’UE ne disent pas que les entreprises de la tech recrutent moins que les autres employeurs, ni que les salariés des entreprises de la tech perdent leur emploi : ils disent qu’au deuxième trimestre 2026, 2,2 postes sur cent dans les entreprises de la tech de l’UE étaient ouverts et en cours de recrutement, contre 2,0 dans l’ensemble de l’économie, là où en 2019 c’était 3,6 contre 2,3.

Un seul taux, compté de la même façon dans chaque État membre, et une lecture qui oublie ce qu’il compte dit ce que la source ne dit pas.

Ce que ces taux ne disent pas

Ils ne nomment aucune cause. L’intelligence artificielle, les taux d’intérêt, les recrutements de 2021 et 2022 et la fin de la pandémie ont tous été avancés pour expliquer un marché de la tech plus froid, et aucun n’est mesuré ici.

Ils ne disent rien des salaires, ni du nombre de personnes qui postulent à chaque poste. Un taux d’emplois vacants plus bas signifie moins de postes ouverts parmi l’ensemble des postes ; savoir si chacun attire davantage de candidats ne figure pas dans la source.

Et ils ne prévoient rien. Chaque année est lue au même trimestre, et rien ici ne dit où ira le taux ensuite. Le Danemark et le Portugal ne déclarent pas les deux années et ne figurent pas dans le tableau ; la Tchéquie n’apparaît que pour 2026.

Ce que cela change pour vous

Si vous recrutez pour une entreprise de la tech en Allemagne

Les entreprises allemandes de la tech cherchaient à pourvoir 33 049 postes au deuxième trimestre 2026, contre 54 126 en 2019, soit un taux de 2,7 % contre 2,4 % dans l’ensemble de l’économie. Ce que montrent les données, c’est moins de postes ouverts chez les entreprises de la tech concurrentes ; qui postule n’y figure pas, alors comptez vos propres candidats par poste ouvert avant de supposer que le marché s’est détendu.

Si vous voulez travailler dans une entreprise de la tech en Espagne ou en Italie

Dans les deux pays, une entreprise de la tech a désormais moins de chances d’avoir un poste ouvert que l’employeur moyen : 0,7 % contre 0,9 % en Espagne, 1,3 % contre 1,5 % en Italie. Parmi les États membres qui déclarent ce trimestre, la Belgique et les Pays-Bas affichent les taux les plus élevés de la tech, 5,2 % et 5,1 %. Si vous pouvez travailler de l’autre côté d’une frontière, c’est là que la part des postes ouverts dans la tech est la plus forte.

Comment cela a été compté

Méthode

  1. Un seul jeu de données. Eurostat jvs_q_r21, statistiques des emplois vacants par activité NACE Rev. 2.1, trimestrielles, lues via l’API de diffusion d’Eurostat le 26 septembre 2026 (la date est l’horodatage du fichier téléchargé, 22:00). Eurostat a mis à jour le jeu de données pour la dernière fois le 15 septembre 2026, première publication à couvrir le deuxième trimestre 2026. Chiffres non corrigés des variations saisonnières, toutes tailles d’entreprise, et taux d’emplois vacants publié avec une décimale.
  2. La TECH est la section K de la NACE Rev. 2.1 : télécommunications, programmation informatique, conseil, infrastructure informatique et autres activités de services d’information. L’ÉCONOMIE correspond aux sections B à T, industrie, construction et services, hors ménages en tant qu’employeurs : l’agrégat qu’Eurostat publie selon la nouvelle classification. L’édition, la radiodiffusion et la production de contenus forment la section J. Eurostat diffuse la série de l’UE pour la section K à partir du premier trimestre 2012 ; la façon dont les trimestres antérieurs au changement de classification ont été convertis n’est pas décrite dans les métadonnées que la rédaction a pu lire, mises à jour pour la dernière fois le 27 novembre 2025.
  3. MÊME SAISON, CHIFFRES PUBLIÉS. Chaque comparaison se fait entre deuxièmes trimestres, car la série de l’UE pour ce secteur n’est pas publiée corrigée des variations saisonnières. Chaque écart est la différence entre deux taux publiés, qu’un lecteur peut donc recalculer à partir du tableau : 3,6 moins 2,3 font 1,3, et 2,2 moins 2,0 font 0,2. Du premier trimestre 2012 au deuxième trimestre 2026, il y a 58 trimestres ; dans les 44 jusqu’à fin 2022, l’écart est allé de 0,6 à 1,5 point, et ses deux plus bas niveaux, 0,2, sont le troisième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026.
  4. ÉTATS MEMBRES. 25 des 27 déclarent les deux taux aux deux deuxièmes trimestres : le Danemark n’a pas de chiffre pour l’ensemble de l’économie en 2019, et le Portugal aucun pour le deuxième trimestre 2026. Les métadonnées d’Eurostat signalent une rupture dans la série de la Tchéquie au premier trimestre 2025 ; ses chiffres de 2019 ne sont donc pas affichés et elle est exclue de tout décompte des évolutions, qui porte sur 24. La France a étendu son enquête aux entreprises de moins de 10 salariés en mai 2024 et a révisé ses chiffres antérieurs. Eurostat signale les chiffres de la France et de l’Italie comme définis différemment, et certains chiffres des Pays-Bas, de Malte, de la Lituanie, de l’Estonie, de Chypre, de l’Irlande, de la Hongrie, de l’Italie, de la Grèce, de l’Espagne et de la Bulgarie comme estimés ou provisoires. Les signalements sont conservés, pas corrigés.
  5. Les décomptes de l’Allemagne sont les nombres publiés d’emplois vacants dans la section K : 54 126 au deuxième trimestre 2019 et 33 049 au deuxième trimestre 2026. Le total de l’UE pour ce secteur n’est pas publié, c’est pourquoi l’édition compare des taux.
Ce que les données établissent, et ce qu’elles n’établissent pas

Ce que les données établissent

  • Au deuxième trimestre 2026, 2,2 % des postes des entreprises de la tech de l’UE étaient vacants, contre 2,0 % dans l’industrie, la construction et les services : un écart de 0,2 point, contre 1,3 en 2019, quand les taux étaient de 3,6 % et 2,3 %.
  • Dans chacun des 44 trimestres de 2012 à fin 2022, l’écart est allé de 0,6 à 1,5 point ; ses deux plus bas niveaux en 58 trimestres sont le troisième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026.
  • Dans 17 des 24 États membres dont la série est continue, le taux de la tech est inférieur à celui de 2019, et son avance sur l’économie s’est réduite dans 19 ; en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Lituanie, la tech est passée de devant à derrière, et en France à égalité.
  • Parmi les États membres qui déclarent ce trimestre, la Belgique et les Pays-Bas affichent les taux de la tech les plus élevés, 5,2 % et 5,1 % ; les entreprises allemandes de la tech cherchaient à pourvoir 33 049 postes, contre 54 126 en 2019.

Ce qu'elles n'établissent pas

  • La moindre cause. L’intelligence artificielle, les taux d’intérêt et des recrutements excessifs antérieurs ont tous été avancés, et aucun n’est mesuré ici.
  • Des licenciements ou des pertes d’emploi. Le taux compte des postes ouverts ; il ne dit rien des postes supprimés ni des personnes qui les ont perdus.
  • Quoi que ce soit sur les salaires, ou sur le nombre de personnes qui postulent à chaque poste ouvert. La source compte des postes, pas des candidats.
  • Quoi que ce soit sur les métiers techniques hors des entreprises de la tech. Un développeur dans une banque est compté dans la finance, pas ici.
  • La moindre prévision, et quoi que ce soit sur le Danemark et le Portugal, qui ne déclarent pas les deux années.
Sources primaires

BabZituna évalue chaque offre face à votre profil sur six dimensions réelles, et publie ce qu’elle sait mesurer et ce qu’elle ne sait pas. Voir le marché en direct.

Les marchés de cet article, en direct

Éditions précédentes