Skip to content
Se connecterCommencer gratuitement

Le relevé · 23 septembre 2026

Trois chômeurs polonais sur dix cherchent depuis plus d’un an.En Corée du Sud, un sur deux cents.

Dix-sept économies, une part chacune : les chômeurs qui cherchent depuis douze mois ou plus, avec la même part pour les femmes et pour les hommes et le taux de chômage tiré de la même enquête. Ni une recherche achevée, ni une règle d’indemnisation, et une seule année par pays. Tout ce qui suit est vérifiable sur le marché en direct.

28,8 %des chômeurs polonais cherchaient depuis un an ou plus en 2025, 57e sur 107 économies
0,5 %des chômeurs sud-coréens étaient dans ce cas, 106e sur 107, à taux de chômage presque égal
30,2 %des chômeurs cherchent depuis un an ou plus dans l’économie médiane des 107, qui est le Brésil

Trois sur dix, et un sur deux cents

En 2025, 28,8 % des chômeurs polonais cherchaient depuis douze mois ou plus, et 0,5 % des chômeurs sud-coréens : 57e et 106e des 107 économies qui enregistrent la durée. Leurs taux de chômage sont séparés d’un quart de point, 3,0 % et 2,8 %, et les deux pays appartiennent au tiers le plus riche de l’ensemble.

L’écart est énorme. L’économie médiane est le Brésil, à 30,2 % ; dans 25 des 107, plus de la moitié des chômeurs cherchent depuis un an ou plus, et dans 9, moins d’un sur dix. Le chiffre le plus élevé est celui d’Oman, 86,9 %, et le plus bas celui des Philippines, 0,2 %.

Le tableau contient les deux bouts de cet intervalle. L’Afrique du Sud affiche le taux de chômage le plus élevé des dix-sept, 32,3 %, et la part de longue durée la plus haute, 76,2 %, quand l’Italie est à 50,3 % avec un taux de 6,1 %, et les États-Unis à 13,8 % avec 4,3 %.

Provenance : Source
Chômage de longue durée : les chômeurs qui cherchent depuis douze mois ou plus, en part de l’ensemble des chômeurs de 15 ans et plus, dernière année disponible, pour dix-sept économies, avec la même part pour les femmes et pour les hommes et le taux de chômage tiré de la même enquête. Classement par la part de longue durée, la plus élevée en premier. Le rang est établi sur les 107 économies qui enregistrent la durée pour au moins 95 % de leurs chômeurs.
ÉconomieAnnéeUn an ou plus, % des chômeursFemmesHommesTaux de chômageRang sur 107
Afrique du Sud202476,2 %79,0 %73,5 %32,3 %7
Italie202550,3 %50,1 %50,5 %6,1 %25
Portugal202536,8 %36,6 %37,1 %6,0 %40
Indonésie202334,2 %33,1 %34,8 %3,4 %44
Espagne202532,1 %34,0 %30,0 %10,5 %48
Brésil202530,2 %34,8 %25,0 %5,8 %54
Pologne202528,8 %29,6 %28,1 %3,0 %57
Allemagne202527,9 %25,2 %29,9 %3,8 %59
Royaume-Uni202523,5 %20,0 %26,3 %4,9 %67
France202523,0 %22,7 %23,3 %7,7 %69
Égypte202419,8 %24,3 %15,5 %5,9 %78
Viêt Nam202419,4 %21,8 %17,5 %1,5 %80
États-Unis202513,8 %12,7 %14,7 %4,3 %94
Pays-Bas202513,7 %13,3 %14,0 %3,8 %95
Mexique20252,1 %2,0 %2,2 %2,5 %104
Corée du Sud20250,5 %0,4 %0,5 %2,8 %106
Philippines20240,2 %0,2 %0,1 %2,4 %107

Combien, et combien de temps, sont deux questions

Les deux ne bougent ensemble que faiblement. Sur les 107 économies, la part de longue durée est corrélée à 0,42 avec le taux de chômage, ce qui laisse inexpliquée la majeure partie de l’écart entre deux pays : la Pologne et la Corée du Sud sont séparées d’un quart de point sur le taux et d’un facteur soixante sur la part.

Le revenu explique encore moins. La part est corrélée à moins 0,28 avec le revenu par habitant, avec des médianes de 43,2 %, 32,0 % et 23,4 % du tiers le plus pauvre au plus riche. Le taux, lui, n’a pas de pente nette selon le revenu : sa corrélation vaut moins 0,16 et ses médianes 3,9 %, 5,8 % et 4,9 % sur les mêmes trois groupes.

Dans le tableau, les deux chiffres se séparent dans les deux sens. Le Viêt Nam affiche le taux de chômage le plus bas des dix-sept, 1,5 %, et compte pourtant 19,4 % de chômeurs cherchant depuis un an ou plus ; la France affiche 7,7 % de chômage et 23,0 %. Le Mexique, à 2,5 % de chômage, est à 2,1 %.

Ce qu’une recherche courte peut vouloir dire

Une recherche s’achève de deux façons, et cette mesure n’en voit qu’une. Celui qui cesse de chercher cesse d’être chômeur, puisque le décompte exige une recherche active et une disponibilité. Une part de longue durée basse est compatible avec des embauches rapides, et tout autant avec des abandons de recherche, pour des études, un travail familial, une retraite ou du découragement.

Et toutes les recherches comptées ici sont encore en cours. La durée est le temps passé à chercher jusqu’à la semaine de l’enquête, mesuré sur des personnes encore au chômage à cette date : le chiffre décrit qui attend maintenant, pas la durée d’une recherche achevée. Un marché où beaucoup cherchent brièvement puis renoncent peut afficher une part très basse.

Le sexe ne sépare guère les deux lignes. La part de longue durée des femmes dépasse celle des hommes dans 63 des 107 économies, et l’écart médian entre les deux vaut 0,8 point. Dans le tableau, le Brésil est le plus large : 34,8 % pour les femmes contre 25,0 % pour les hommes.

Provenance : SourceCe que la part compte
  1. LE DÉNOMINATEUR, CE SONT LES CHÔMEURS. Ni la population active, ni la population : c’est la composition d’un groupe, pas sa taille. Une économie peut compter peu de chômeurs dont presque tous de longue durée, ou beaucoup de chômeurs dont presque aucun.
  2. ÊTRE AU CHÔMAGE, C’EST CHERCHER ET ÊTRE DISPONIBLE. Le décompte ne retient que les personnes qui ont cherché un emploi pendant la période de référence et qui pouvaient commencer. Celle qui cesse de chercher en sort : une recherche peut donc s’achever par un emploi ou par un abandon, et cette mesure ne distingue pas les deux.
  3. TOUTES LES RECHERCHES COMPTÉES ICI SONT EN COURS. La durée est le temps passé à chercher jusqu’à la semaine de l’enquête, mesuré sur des personnes encore au chômage à cette date. Ce n’est pas la durée d’une recherche achevée, et aucun délai moyen ne s’en déduit.

Les 28,8 % polonais ne disent donc pas qu’une recherche d’emploi dure un an en Pologne, ni que les 0,5 % sud-coréens signalent un marché plus rapide : ils disent que parmi les personnes comptées comme chômeurs en Pologne en 2025, 28,8 sur cent cherchaient depuis douze mois ou plus, et en Corée du Sud 0,5 sur cent.

Une part, un dénominateur, et une lecture qui oublie qui est compté affirme ce que la source ne dit pas.

Ce que la part ne dit pas

Elle ne dit pas qu’un marché vaut mieux qu’un autre. Une part basse peut signifier des embauches rapides ou des personnes qui cessent d’être comptées ; rien ici ne tranche entre les deux, et aucun classement des marchés du travail n’en découle.

Elle ne dit pas combien de temps dure une recherche. Les recherches comptées sont inachevées : aucun délai moyen ni médian ne se calcule à partir de ce chiffre, et aucun n’est donné.

Et elle ne nomme aucune cause. L’indemnisation du chômage et sa durée, les dispositifs de formation, les préavis et la structure par âge des chômeurs se tiennent derrière ces chiffres, et aucun n’est mesuré ici. Chaque économie n’apparaît qu’une fois, dans sa propre dernière année : rien ici ne dit qu’une part a monté ou baissé.

Ce que les données établissent

  • En 2025, 28,8 % des chômeurs polonais cherchaient depuis douze mois ou plus et 0,5 % des sud-coréens, 57e et 106e sur 107 économies, avec des taux de chômage de 3,0 % et 2,8 %.
  • Sur les 107, la part médiane de longue durée vaut 30,2 %, celle du Brésil ; 25 économies sont au-dessus de 50 % et 9 sous 10 %.
  • La part de longue durée est corrélée à 0,42 avec le taux de chômage et à moins 0,28 avec le revenu par habitant, avec des médianes de 43,2 %, 32,0 % et 23,4 % du tiers le plus pauvre au plus riche ; le taux de chômage lui-même est corrélé à moins 0,16 avec le revenu.
  • La part de longue durée des femmes dépasse celle des hommes dans 63 des 107 économies, avec un écart médian de 0,8 point.

Ce qu'elles n'établissent pas

  • Qu’une part basse signale un meilleur marché du travail. Une recherche s’achève par un emploi ou par un abandon, et cette mesure ne distingue pas les deux.
  • Combien de temps dure une recherche. Toutes les recherches comptées ici sont inachevées : aucun délai moyen ou médian n’en découle.
  • Quoi que ce soit sur l’indemnisation du chômage, sa durée, les dispositifs de formation ou toute autre politique. Rien de cela n’est mesuré ici, et aucune cause n’est nommée.
  • Une tendance, quelle qu’elle soit. Une année par économie, avec des années et des instruments différents entre elles : rien ici ne dit qu’une part a monté ou baissé.
  • Quoi que ce soit sur les 30 économies exclues faute de durée enregistrée, ni sur l’Inde, le Japon et la Chine, qui ne déclarent aucune durée.

Méthode

  1. Deux mesures, une seule enquête. Flux ILOSTAT DF_UNE_TUNE_SEX_AGE_DUR_NB, chômage par sexe, âge et durée, et DF_UNE_DEAP_SEX_AGE_RT, taux de chômage des 15 ans et plus, lus via l’API SDMX de l’OIT le 22 septembre 2026 (la date est l’horodatage des fichiers téléchargés, 20 h 57 et 21 h 01). Pour chaque économie, la dernière année de 2019 à 2025 est retenue, et les effectifs par durée, le taux et les chiffres féminins et masculins proviennent de la MÊME année ET de la même source déclarée. La part de longue durée est le nombre de chômeurs dont la durée atteint douze mois ou plus, divisé par l’ensemble des chômeurs de cette année.
  2. LES AGRÉGATS NE SONT PAS DES PAYS, ET UNE DURÉE NON ENREGISTRÉE N’EST PAS UNE DURÉE COURTE. Régions et groupes de revenu ont été retirés en ne gardant que les codes de la liste des pays de la Banque mondiale. Quand une enquête laisse la durée non classée, la part serait diluée par un trou du questionnaire et non par des recherches brèves : 30 économies dont plus de 5 % des chômeurs sont dans ce cas sont donc exclues, et les principales sont nommées ici : Pakistan 89 %, Samoa 88 %, Burkina Faso 62 %, Mozambique 44 %, Timor-Leste 35 %, Türkiye 20 %, Thaïlande 7 %. L’Inde, le Japon et la Chine ne déclarent aucune durée. Restent 107 économies : 57 dont la dernière année est 2025, 20 pour 2024, 7 pour 2023, 13 pour 2022, 7 pour 2021, 1 pour 2020 et 2 pour 2019.
  3. LES INSTRUMENTS DIFFÈRENT. 93 des 107 chiffres proviennent d’une enquête sur les forces de travail, 7 d’une enquête sur les revenus et dépenses des ménages, 5 d’une autre enquête auprès des ménages, 1 de registres administratifs et 1 d’estimations officielles. Six portent un signalement de rupture de série, dont les États-Unis et l’Égypte ; une rupture compte quand on oppose une année à une autre, et rien ici ne le fait.
  4. La médiane de 107 valeurs est la 54e, 30,241 %, celle du Brésil, affichée 30,2 %. 25 économies sont au-dessus de 50 %, 61 au-dessus de 25 %, 9 sous 10 %, 5 sous 5 % et 2 sous 1 %. Le chiffre polonais vaut 28,841 % et le sud-coréen 0,484 %, soit un rapport de 59,5 avant arrondi ; leurs taux de chômage valent 3,018 % et 2,789 %.
  5. Les corrélations sont des coefficients de Pearson calculés sur les 107, face au taux de chômage et au logarithme naturel du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (Banque mondiale NY.GDP.PCAP.PP.CD, dernière année). Les tiers de revenu comptent 35, 35 et 37 économies : le plus pauvre sous 14 300 dollars par habitant, le plus riche au-dessus de 49 800. Le chiffre de chaque tiers est la médiane de ses membres. Le revenu par habitant de la Pologne vaut 54 262 dollars et celui de la Corée du Sud 63 125.
  6. L’arrondi est fait une seule fois, à l’affichage, à partir de chiffres que la source sert à trois décimales : Afrique du Sud 76,199 %, Italie 50,289 %, Allemagne 27,866 %, Royaume-Uni 23,462 %, Pays-Bas 13,673 %, Philippines 0,161 %. Les parts féminines et masculines sont calculées de la même façon, à partir des effectifs de la même année.

BabZituna note chaque offre face à votre profil sur six dimensions réelles, et publie ce qu’elle peut et ne peut pas mesurer. Voir le marché en direct.

Les marchés de cet article, en direct

Éditions précédentes